Note nationale 17/2010

Engagez-vous massivement dans l’action ! Grèves et manifestations jeudi 28 octobre

21 octobre 2010

Malgré les manoeuvres, les votes dans la précipitation, les mensonges, le mépris, les pressions patronales et la propagande gouvernementale (payée avec nos impôts) la 6e journée de mobilisation unitaire
interprofessionnelle est sans appel : cette réforme des retraites, les salariés et la population n’en veulent pas.

Manifs après manifs, plus de 3,5 millions de personnes ont dit de nouveau leur refus lucide de cette réforme.
Des milliers de jeunes se sont engagés pour défendre et leur emploi futur (le recul de 2 ans de l’âge des départs c’est 1 million d’emplois non disponibles pour les jeunes !)et leur retraite.

Le blocage du gouvernement, son déni de démocratie, son refus de négocier et de prendre en compte la volonté de 71% de la population (sondage après sondage ce chiffre ne se dément pas) font grandir une légitime colère.
Rien à voir avec les provocations et les casseurs qui, comme par hasard, viennent à point nommé pour détourner l’attention, décrédibiliser le mouvement et faire la une des médias.
La CGT condamne avec la plus grande vigueur ces inadmissibles violences et les provocations d’où qu’elles viennent – et nous ne sommes
pas dupes !.

Campé dans sa position radicale, le gouvernement en appelle à la responsabilité. De qui se moque t’il ?

  • Le sens de la responsabilité c’est celui de tous ceux qui aujourd’hui :
      • défendent le système de retraite par répartition pour lequel les générations précédentes se sont battues,
      • proposent des solutions de financement pour le maintenir et l’améliorer pour nous, pour nos enfants.
  • Le sens des responsabilités, c’est le refus d’être « otage » des marchés financiers et de leurs agences de notation.
    Nous n’avons pas à payer la crise dont elles sont responsables !
  • Le sens des responsabilités c’est de revendiquer pour les salaires, l’emploi, l’amélioration des conditions de travail intrinsèquement liés à la question du financement des retraites.

Les salariés des caisses d’épargne ont toutes les raisons de participer aux actions interprofessionnelles unitaires :

      • combien d’entre vous se voient, dans les services ou les agences, subir pression commerciale et managériale, courses aux résultats, benchmark, stress et dégradation de sa santé ?
      • combien d’entre vous ont des salaires permettant de se constituer leur propre capital retraite et de jouer en bourse leur retraite par capitalisation au profit d’assurances privées ?
      • combien d’entre vous acceptent et accepteront le chômage, les petits boulots les stages et CDD à répétition et … l’absence de retraite pour vos enfants et petits enfants ?

La question des retraites est une question de choix, pas de fatalité.

  • choix du maintien des départs à 60 ans et 65 ans (taux plein) et d’avoir un projet de vie à la retraite,
  • choix de prendre en compte la pénibilité et non d’attendre l’arrivée du handicap,
  • choix de réduire les inégalités des femmes devant la retraite (date de départ, niveau de pension, …),
  • choix de prendre en compte la réalité de vie de la jeunesse,
  • choix, en définitive, d’une autre répartition des richesses créées par le travail.

Pour les salariés, rien n’a jamais été octroyé, ni les congés, ni la sécu, ni les retraites, ni le droit à s’exprimer.

Pour chaque salarié des caisses d’épargne la responsabilité est de participer aux manifestations, aux grèves, à la solidarité.

C’est bien ce seul investissement, celui de lutter ensemble, qui peut vous rapporter gros !

C’est tous ensemble que nous ferons fléchir le gouvernement !

NOTRE FORCE C’EST NOTRE NOMBRE

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note nationale n°17