Note nationale 18/2009

Rencontre avec M. Vergne, DRH du projet de nouvel organe central CEBP

Des orientations ouvertement antisociales

Une délégation de la CGT des Banque Populaire, de Natixis et des Caisses d’Epargne a rencontré le 27 mai 2009, M. Jean-Luc Vergne, le DRH du Groupe (CE/BP) nommé par François Pérol.

La délégation CGT a présenté ses revendications :

  • maintien de tous les emplois, des différentes filières d’activité et de l’ensemble des sites et des agences, dans les trois groupes,
  • arrêt des suppressions d’emplois,
  • respect du système coopératif,
  • augmentations générales des salaires fixes,
  • augmentations des salaires minimum d’embauche,
  • amélioration des conditions de travail,
  • respect des différents statuts sociaux,
  • maintien d’instances représentatives du personnel (comités de groupe, CCE, CE...) et de droits syndicaux qui permettent de représenter les 110 000 salariés, dans l’ensemble des entreprises.

La délégation a demandé que les salariés de Natixis des back offices de province qui le souhaiteraient puissent avoir réellement accès aux mobilités vers les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne.

M. Vergne n’a pris aucun engagement concernant le maintien des emplois, des sites et des filières d’activité. Bien au contraire il a tenu un discours sans ambiguïté : « il faut que les groupes deviennent rapidement plus productifs et une revue stratégique d’ensemble des actifs est en cours ! »

Et M. Vergne a regretté les augmentations générales de salaires accordées en 2009 dans le Groupe Natixis, ce qui de son point de vue est « une erreur dans un groupe qui accumule de telles pertes ! »

La CGT a rappelé que les salariés ne sont responsables ni de la crise financière mondiale, ni des erreurs de gestion des dirigeants et que des augmentations générales de salaires sont légitimes et nécessaires dans l’ensemble des entreprises des trois groupes. Et la CGT a rappelé également qu’il faut rompre avec le système des rémunérations aléatoires (intéressement et participation) qui font peser sur les salariés les risques liés à la conjoncture économique dont ils ne sont nullement responsables, et qui sont des modes de rémunérations qui n’alimentent pas les caisses de Sécurité sociale ni les caisses de retraite.

L’unité des organisations syndicales des trois groupes est nécessaire et urgente si nous voulons stopper les plans de suppressions d’emplois et sauvegarder notre pouvoir d’achat.

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