FSPBA CGT - CELDA

Retraites : une réforme brutale et injuste.



Le gouvernement vient d’abattre ses cartes : la réforme des retraites annoncée par le Ministre du travail, M. Woerth, brutale et injuste concerne la totalité des salaries du territoire.

Nous devons tous être conscients qu’il s’agit d’un recul social sans précèdent et d’une agression caractérisée du monde du travail dirigée en sous main par le MEDEF et commanditée par les Marchés Financiers.

Cette réforme a pour buts de repousser l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans et de prolonger l’allongement de durée des cotisations en les faisant passer à 41.5 années.

Si elle devait être entérinée elle ferait de la France l’un des pays d’Europe où les conditions d’acquisition des droits à la retraite seraient les plus drastiques.

Pour faire bonne mesure, il convient de préciser que le droit à la retraite à taux plein serait porté de 65 ans actuellement à 67 ans.

Ce projet antisocial révèle le mépris adressé par la classe dirigeante au « petit Peuple », il révèle aussi à quel point le personnel politique peut se montrer servile envers le patronat : cette réforme, si elle aboutit, sera le bébé du MEDEF de Mme Parisot…
La très vieille antienne préconisant de « faire payer les pauvres car ils sont les plus nombreux » est donc toujours –voire plus que jamais- d’actualité.
Il démontre encore que le travail des jeunes ne constitue pas la préoccupation majeure de ce gouvernement : si cette réforme se réalisait, c’est en effet plus d’un million d’emplois qui ne leur seraient pas accessibles puisqu’occupés par les « tricards » du nouveau système…

Ces mesures gouvernementales visent essentiellement à rassurer les marchés financiers et les agences de notation qui exigent de façon récurrente une réduction des budgets publics et sociaux des pays européens.
Ce sont donc les ponctions opérées sur les salaires actuels et sur les retraites à venir qui devraient colmater les brèches ouvertes par une voyoucratie financière qui se gave au gré des crises qu’elle provoque. _ Ce sont les salariés, les chômeurs, les jeunes, les retraités, Hommes et Femmes de ce pays qui devraient acquitter la facture de dégâts occasionnés par quelques gangsters en cols blancs : cela est-il juste, cela est-il normal ?
Ces agressions méritent une réponse cinglante.

- Le 24 juin soyons nombreux dans la rue, seule façon de prouver qu’unis et solidaires nous ne sommes pas dupes de leurs entourloupes minables.
- Le 24 juin c’est dans la rue, que nous dirons haut et fort que nous ne sommes ni résignés ni fatalistes…

Le 24 juin sera la première journée du combat qui s’annonce et qui se poursuivra dans les mois qui viennent.
ne ratons pas ce premier rendez-vous…

emailVersion imprimable de cet article imprimable