Note nationale 6/2010

Tous ensemble, redressons la tête !

5 mai 2010

Depuis plus de trois semaines, les salariés de la caisse d’épargne Ile-de-France sont en grève.
Leurs revendications sont :

  • le refus de licenciements contraints, notamment pour les collègues en situation d’échec suite à une mobilité, 3 propositions d’emploi différentes dont une au siège pour les salariés du siège dont l’emploi disparaît,
  • le versement d’une prime égalitaire de 3000 € pour compenser la perte d’intéressement et l’effondrement de la part variable,
  • une augmentation des salaires de 5.10% avec un plancher de 140 €.

La CGT qui est partie prenante dans ce conflit local avec SU/UNSA et SUD, soutient les salariés de la CE Ile-de-France qui mènent une lutte exemplaire.
C’est pourquoi la CGT interpelle les dirigeants, non seulement de la caisse d’épargne d’Ile-de-France mais aussi ceux du groupe, pour qu’une proposition répondant aux légitimes revendications des grévistes mette fin à ce conflit.

L’attitude obstinée des patrons et leur manque de volonté de négocier n’ont que trop durée !
La bataille que mène aujourd’hui, avec responsabilité et un engagement fort, une grande partie du personnel de cette entreprise n’est pas fortuite. C’est bien la recherche à tout prix d’une rentabilité à court terme, d’une productivité individuelle et croissante, d’une baisse du sacro-saint coefficient d’exploitation par la diminution de la masse salariale, qui amènent les salariés à dire stop, ça suffit !

  • Qui n’a pas entendu un salarié du groupe BPCE dénoncer la dégradation de ses conditions de travail ?
  • Qui n’a pas entendu un salarié du groupe BPCE se révolter contre les méthodes de vente comparables à du harcèlement ?
  • Qui n’a pas entendu un salarié du groupe BPCE s’indigner de sa rémunération au regard du travail qu’il a fourni ?
  • Qui n’a pas entendu un salarié du groupe BPCE être paniqué par l’annonce de suppressions d’emplois ?

Dans toutes les entreprises de ce Groupe, les salariés vivent la même chose : baisse du pouvoir d’achat, dégradation des conditions de travail, suppressions d’emplois ….
La solidarité avec nos camarades d’Ile-de-France ne doit elle pas se traduire par une réaction : relever la tête afin de refuser ces choix stratégiques et ses conséquences destructrices pour les salariés.

Aujourd’hui, tous ensemble, il est temps de redresser la tête et de passer à l’action pour nos salaires, nos conditions de travail et nos
emplois.

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note nat n°6