Note nationale 3/2010

Projet stratégique 2010-2013 du Groupe BPCE : Les salariés doivent agir ensemble pour la défense de leurs intérêts

9 mars 2010

Contrairement aux engagements des dirigeants de BPCE, les organisations syndicales du groupe ont été informées après la presse du projet stratégique du groupe BPCE « ensemble », lors d’une réunion du « comité stratégique » convoquée à 15 heures le 25 février 2010.

Pour les salariés qui fondaient encore des espoirs dans un projet de développement leur ouvrant de réelles perspectives, la déception sera sans doute très profonde.

Le projet présenté par MM. Pérol, Riahi et Vergne ne fait que reprendre les déclarations d’intention et les objectifs déjà formulés lors de la constitution de Natixis :

-  baisse sévère du coefficient d’exploitation
-  réduction drastique des charges
-  objectifs commerciaux démesurés

Encore une fois, les salariés devraient continuer d’être la principale variable d’ajustement. Avec moins de moyens, la direction veut faire gagner au groupe encore plus d’argent. Au bénéfice de qui ? Des clients ? On peut légitimement en douter car il n’est jamais question d’arrêter de les faire payer pour un service dont la qualité est de plus en plus difficile à maintenir.
Des salariés ? Certainement pas car ils sont exposés à une accélération de la dégradation de leurs conditions de travail et de leur pouvoir d’achat.

Sur le sort des filiales immobilières qui sont considérées comme des « participations financières », la direction a clairement décidé de saisir toute opportunité de vente sans jamais évoquer l’intérêt de leurs salariés.

Sur le sort des filiales bancaires (Banque Palatine, SMC) que la direction déclare dans le « cœur de métier », aucun projet précis n’est défini pour assurer leur pérennité dans le groupe. La direction ne cache pas qu’à tout moment, elle pourrait se saisir d’opportunités intéressantes pour les vendre.

Aucune garantie n’est donnée sur le maintien de l’intégrité du Crédit Foncier. Quant à Natixis, la direction ne donne pas d’information nouvelle sur les restructurations en cours et leurs impacts négatifs sur les emplois.

La mécanique financière de remontée précipitée dans l’organe central des participations des réseaux Caisse d’Epargne et Banque Populaire, achève un processus d’appauvrissement des caisses et des banques régionales. La pression est accrue sur les Banques Populaires avec l‘exigence d’une soulte due au titre du maintien de l’équilibre entre les deux réseaux. Privées de leurs moyens de développement, toutes des entreprises du groupe perdent en autonomie.

Pour la CGT, un plan stratégique n’a d’intérêt que s’il permet de répondre aux besoins de la clientèle tout en respectant les intérêts des salariés. Ce ne sont pas les quelques slogans déclinés en six formules pompeuses bien connues du personnel qui font une politique de ressources humaines au bénéfice des hommes et des femmes qui constituent par leur travail la richesse du groupe.

La CGT ne cautionne pas un tel projet et appelle l’ensemble des salariés du groupe BPCE à se rassembler et s’organiser pour se défendre collectivement face aux conséquences négatives de ce projet sur leurs emplois, leurs conditions de travail et leur pouvoir d’achat.

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note nationale n° 3 projet stratégique BPCE