Note nationale 13/2009

Rencontre CGT Groupe Caisse d’Epargne / M. Pérol le 27 mars 2009

M. Pérol – récent et actuel patron du GCE - a proposé de rencontrer séparément les différentes
Organisations Syndicales des Caisses d’épargne et des Banques Populaires.
La CGT du Groupe CE refusant la politique de la chaise vide a décidé de répondre positivement a cette
demande pour :

  • dire à M. Pérol notre décision de contester la légitimité et la légalité de sa nomination et que nous étudions la possibilité d’une action en justice,
  • et surtout réaffirmer les positions et exigences principales de la CGT dans les domaines suivants :

Les missions des Caisses d’Épargne

La CGT réaffirme son attachement aux missions de service public des caisses et du Crédit Foncier : la protection de l’épargne populaire, le financement du logement social et le financement social du
logement, le financement du développement régional et des collectivités territoriales. Pour la CGT, la profonde crise actuelle montre
toute l’utilité et la modernité de ces missions.

L’emploi, les filiales, les relations sociales

Le groupe Caisse d’Épargne reçoit comme d’autres
entreprises bancaires ou industrielles des fonds
publics. La CGT Caisse d’Épargne partage la position de
toute la CGT : les fonds publics ne doivent pas servir à détruire des activités et des emplois. Au contraire ces entreprises doivent s’engager à
conserver tous les emplois. Ces fonds publics doivent aussi permettre aux Caisses d’Épargne et au Crédit Foncier de reprendre leurs missions de service public plutôt que « d’essorer » les clients et les salariés pour
rembourser l’État créancier.

Sur le maintien de l’emploi la CGT revendique :

  • l’arrêt de tous les plans de suppressions d’emplois
  • l’arrêt des externalisations.
  • l’arrêt des destructions de filiales comme Meilleurtaux.com ou d’activités de filiales comme à Natixis La CGT Caisse d’Épargne exprime sa solidarité avec les salariés de toutes ces entreprises. Nous exigeons que le groupe assume ses responsabilités et ses obligations vis à vis des filiales et de leur salariés.

Sur les relations sociales la CGT revendique :

  • la fin des pratiques antisyndicales notamment les attaques contre le droit de grève et les discriminations syndicales.
  • la reprise du fonctionnement des institutions de négociation de branche (à ce titre, le report au 28 avril 2009 de la prochaine CPN est injustifiable).
  • la réouverture des négociations sur les salaires et le pouvoir d’achat dans la branche Caisse d’Épargne et dans les filiales.

Son projet de fusion des organes centraux

Sur la base des maigres informations dont dispose
la CGT du groupe, la première appréciation est
négative. Le risque de nivellement par le bas des
statuts sociaux, la recherche de « synergies de
coûts », l’extension au nouvel ensemble des projets
actuellement suspendus de mutualisations, le coût
des ressources fournies par l’État, sont autant
d’éléments qui plaident contre le projet de fusion.
La CGT revendique que les salariés aient
connaissance de la vérité sur le projet de fusion
des organes centraux et ses conséquences pour
les deux réseaux. Elle partage les exigences des
élus de la CNCE qui considèrent qu’il y a entrave
dans le cadre de la consultation du CE engagée.

Les salariés et leurs élus doivent connaître :

  • le projet industriel complet définissant la place et le rôle de toutes les entreprises, Banques Populaires, Caisses d’Épargne mais aussi organes communs, GIE et filiales,
  • le projet sur les statuts sociaux des personnels de chacun des groupes existants.

La consultation des institutions représentatives du
personnel ne doit pas être tronquée mais porter,
partout, sur tous les aspects : capitalistiques,
organisationnels et sociaux.
Toutes les IRP doivent être consultées. Il n’est pas
concevable par exemple que les représentants du
personnel des Caisses d’Épargne et des Banques
Populaires, des organes communs, des filiales
soient tenus à l’écart et ne soient que partiellement
ou pas du tout consultés.

Les interventions de M. Pérol et de MM. Cotret et Dedieu.

Manifestement et quoi qu’ils en disent, la
mobilisation des salariés des caisses d’épargne,
des banques et interprofessionnelle, l’unité
syndicale exceptionnelle dans le GCE et dans le
pays pèsent sur leurs décisions : la remise en
cause des statuts est repoussée.
Sur l’emploi, l’avenir des activités, des filiales, les
conditions de travail M. Pérol ne prend aucun
engagement.

M. Dedieu précise que les dossiers de consultation
des comités d’entreprise seront les mêmes partout
mais que l’objet de la consultation sera différent
selon la place de l’entreprise dans l’organigramme
du groupe (organe central, caisse, filiale, filiale de
filiale, organe commun ….
Pour MM. Pérol et Cotret, pas question de rouvrir
des négociations salariales.

Conclusion :

Pour la CGT, les revendications sur l’emploi, les salaires et les conditions de travail qui nourrissent notre mobilisation depuis novembre 2008 et sont le socle de l’intersyndicale sont plus que jamais à l’ordre du jour. Par son absence d’engagement, ses non réponses, M. Pérol le confirme.

La CGT appelle les salariés à maintenir leur vigilance et leur mobilisation.

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