Intersyndicale des Banques CFDT, CGT, CFTC, FO et SNB-CFE/CGC - 23/11/2009

Les salarié(e)s des banques protestent contre les politiques de rémunération dans la profession !



Alors que les bénéfices des banques sont de retour et que l’on pouvait attendre un geste fort de l’AFB pour des salariés qui viennent de passer une année très difficile, l’AFB prend la grave responsabilité d’un échec dans les négociations salariales dans la profession bancaire.

En effet, l’AFB refuse toute augmentation générale des salaires et se contente de proposer une revalorisation de 1,5 % des minima conventionnels. Ces minima sont aujourd’hui tellement déconnectés de la réalité des salaires (en moyenne 20% en-deçà des salaires les plus bas) que la réévaluation proposée ne concernera aucun salarié.

Minima, classification, parcours professionnel, égalité femmes-hommes : l’AFB a rejeté toutes les revendications des organisations syndicales !

Ne semblant retenir aucune leçon de la crise financière, l’AFB refuse même d’engager avec les représentants du personnel le débat indispensable et attendu sur les politiques de rémunération dans les banques.

Alors qu’elles continuent leur distribution de bonus, de salaires démesurés et de retraite-chapeau à quelques uns, les banques continuent d’ignorer le travail et les compétences mises en œuvre au quotidien par l’ensemble des salariés face à cette crise, alors même que plusieurs dizaines de milliers d’entre eux ont une rémunération inférieure à 25 000 euros bruts annuels.

Dans la plupart des entreprises, la situation est malheureusement à l’identique.

Sans considération de justice sociale, ignorant la crise économique subie par les salariés, niant la responsabilité de leurs politiques de rémunérations créatrices d’inégalités aberrantes, les entreprises mettent de plus en plus de pression sur les salaires et les conditions de travail de l’ensemble des salariés :

  • A la Société Générale, l’intersyndicale appelle à la grève ce 24 novembre pour protester contre la proposition de la direction jugée « ridicule » d’une augmentation générale de 0,7%.
  • Chez HSBC, il y aura aussi grève ce 24 novembre à l’appel de l’intersyndicale choquée par le refus de la direction de négocier une augmentation générale pour l’ensemble des salariés.
  • Chez LCL, l’obstination de la direction à mettre en œuvre une politique salariale d’individualisation croissante, amène l’intersyndicale à envisager une série d’actions de mobilisation

L’intersyndicale des Banques CFDT, CGT, CFTC, FO et SNB-CFE/CGC soutient totalement l’ensemble des mouvements organisés dans ces entreprises et en appellent à la profession pour que la question des rémunérations dans les banques soit traitée avec transparence et équité.

Paris, le 23 novembre 2009.

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