CFDT - CFTC - CGC - CGT - FO - SU/UNSA 19/11/2009

Projets de réorganisation (Optimum et RFS) et Plan de Sauvegarde de l’Emploi

mobilisation, unité, emplois,

Le processus de consultation du CHSCT et du Comité d’Entreprise sur les projets de réorganisation et le PSE entamé en juin, s’est achevé les 13 et 19 novembre par un constat d’échec.

Depuis juin, nous avons alerté notre Direction sur :
- le non respect de ses engagements :

  • lors de la signature du « pacte fondateur » de la CENFE, elle s’était engagée auprès des COS et « élus locaux » à maintenir les bassins d’emplois, ce qu’elle remet en cause 2 ans plus tard en supprimant les 2 sites de Valenciennes.

- la non justification de ses projets :

  • la Direction justifie ses projets entre autres par :
    • des raisons purement économiques, alors que notre Caisse se classe sur les principaux critères financiers au 2e rang national et que les objectifs à horizon 2012 sur ces mêmes critères sont dores et déjà pratiquement atteints sans avoir diminué les effectifs.
    • La banalisation du livret A, alors que celle-ci était inscrite dans les stratégies avant la fusion.

- le « flou » artistique des projets de réorganisation et du PSE, à savoir :

  • le manque de justification des diminutions d’emplois en ne communiquant pas entre autres les procédures actualisées (comment faire plus avec moins de Personnel) qui permettent « d’économiser » des emplois, alors que bon nombre de salariés des Fonctions Supports et du Réseau effectuent des heures supplémentaires et que toutes les enquêtes qualité démontrent les efforts importants à réaliser pour la satisfaction de nos Clients.
  • La fermeture de points de ventes pour la plupart rentables, participant ainsi à la désertification, au moment où on nous parle de qualité de service, de proximité, et de remettre le client au cœur de nos préoccupations.
  • Une incitation pour les Personnels des fonctions supports à partir au Réseau, alors même que plus de 40 suppressions d’emplois y sont prévues, sans compter le reclassement des commerciaux actuellement affectés dans des points de ventes appelés à disparaitre.
  • Un Plan de Sauvegarde de l’Emploi qui favorise les départs alors que la finalité d’un tel plan est de sauvegarder les emplois (article L1233-61 du code du travail). Nous ne reviendrons même pas sur le déroulement des entretiens dits « d’écoute ».

Après de multiples réunions, toutes plus stériles les unes que les autres, tant la volonté affichée de notre Direction était à la « non négociation » et eu égard entre autres aux différents éléments évoqués ci-dessus, les deux instances ont rendu un avis défavorable et mandaté leurs Secrétaires afin d’ester en justice.
A bout d’arguments devant une Direction qui fait peu de cas de la traduction, par leurs Représentants, du ressenti des salariés et qui interprète systématiquement à son avantage les textes, les 6 Organisations Syndicales CFDT, CFTC, CGT, FO, SNE CGC et SU UNSA ainsi que le CHSCT et le Comité d’Entreprise ont fait le choix de l’action juridique, car seul le juge peut se prononcer sur le fond et la forme.

Comme elle l’a déjà fait, la Direction va s’empresser de faire de la désinformation, en accusant vos représentants de bloquer le processus et par là même, d’empêcher l’envoi des courriers de proposition d’affectation. Pour notre part, il n’est pas dans les attributions des Représentants du Personnel de cautionner des licenciements, pendant que nos Dirigeants Nationaux et locaux se « goinfrent » et n’assument pas leurs responsabilités, notamment sur les égarements des stratégies commerciales et financières (exemple NATIXIS).

Nous vous tiendrons informés de la suite des évènements.

Le CHSCT, le Comité d’Entreprise,
Les Organisations Syndicales CFDT, CFTC, CGT, FO, SNE CGC, SU UNSA.

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