Note nationale 14/2009

Salaires, emplois, conditions de travail : Agissons tous ensemble pour obtenir des négociations

Le 29 janvier, puis le 19 mars vous avez été nombreux à répondre présent à
l’appel des confédérations et organisations syndicales nationales
interprofessionnelles. En répondant présents à l’appel des 7 OS des Caisses
d’Epargne, en participant aux grèves et manifestations organisées dans tout le
pays, nous avons exprimé ensemble notre refus de subir les conséquences de
la crise économique comme voudraient nous l’imposer le Medef et son allié, le
gouvernement Sarkozy. Nous avons dit NON aux visées antisociales d’un
patronat crispé sur ses prébendes, et plus rétrograde que jamais.

Nous, salariés des Caisses d’Epargne ne vivons pas dans un monde à
part. Nous sommes dans la « vraie vie. » Il suffit, pour s’en convaincre,
de regarder ce qui se passe dans notre profession :

- Salaires : ces Messieurs nous ont gracieusement octroyé 1 %
d’augmentation générale en 2008, en faisant valoir la conjoncture
économique difficile. Pas pour tout le monde puisque des Directoires
des Caisses d’Epargne se sont fait offrir par leurs COS respectifs des
parts variables qui ignorent la crise : ici, ce sont 500.000 €, là,
331.000 €, ailleurs, 248.500 € que se partagent les 5 membres du
directoire, les présidents se taillant la part belle avec des bonus allant
de 60.000 € à 135.000 €, voire plus.

- L’emploi : l’aide de l’Etat à hauteur de 3.5 Milliards d’euros pour le
groupe ne met pas fin aux suppressions d’emplois et aux PSE. D’autres
plans de licenciements « sur la base du volontariat » sont annoncés en
plus de ceux initiés lors des fusions. Un « plan d’optimisation » est
annoncé dans la plus grosse caisse, débouchant sur une suppression
nette de plus de 400 emplois bruts d’ici à 2012.

- Les conditions de travail : avec des effectifs en baisse constante et
l’augmentation continue des objectifs commerciaux, la pression sur les
équipes tant administratives que commerciales est de plus en plus
insupportable. Restructurations et transferts de services permanents
contraignent à des mobilités géographiques et/ou fonctionnelles quand
ce ne sont pas des départs (in)volontaires sous forme de licenciement.
Ceux qui restent doivent faire face à une charge de travail accrue.

Le projet de rapprochement des organes centraux des Banques Populaires et
des Caisses d’Epargne est porteur de risques supplémentaires pour les
salariés. M. Pérol, l’homme promu par l’Elysée directeur général de la BFBP,
président du directoire de la CNCE et président du conseil de surveillance de
Natixis, refuse de prendre le moindre engagement sur le maintien des
emplois, l’avenir des filiales, l’amélioration des conditions de travail et confirme
l’opposition de la direction des RH du Groupe à rouvrir des négociations
salariales pour le maintien du pouvoir d’achat.

Ensemble, dans l’unité syndicale,
nous pouvons dire Stop !

Stop aux suppressions d’emploi !
Stop à la baisse de notre pouvoir d’achat !
Stop à la pression commerciale et administrative !

Le 28 novembre 2008, nous nous sommes engagés nombreux dans
l’action pour la défense de nos intérêts.

Le 1er mai, après le 29 janvier et le 19 mars, amplifions le mouvement
dans les manifestations unitaires interprofessionnelles.

Dès aujourd’hui, préparons de nouvelles actions toujours plus
massives dans nos entreprises pour imposer à la direction du groupe
Caisse d’Epargne l’ouverture de négociations.

Ensemble, nous pouvons faire aboutir nos revendications !

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note nationale 14/2009
Note nationale 14/2009