Note nationale 01/2014

Négociations Annuelles Obligatoires Nationales : Et une demi-baguette bien cuite !

A l’occasion de la présentation des résultats 2013 de BPCE, à l’occasion des voeux de début d’année, M.
Pérol, (mis en examen depuis), ne tarissait pas d’éloges sur l’excellence et la qualité du travail des
salariés du groupe.
Notre groupe est plus solide et rentable que jamais, en avance sur BALE III, en expansion à
l’international, il va distribuer des dividendes…, une belle réussite que M. Pérol met en avant dans les
médias !
C’est dire si les salariés - créateurs des richesses - ainsi mis en avant étaient légitimes d’exiger de vraies
négociations salariales et une juste rémunération de leur travail.

Que nenni !

Arc boutée sur le dogme du « coût du travail » et un objectif de coefficient d’exploitation moyen des
caisses à 63%, la direction de BPCE lors des NAO Caisses d’épargne qui viennent de se tenir, vous
propose très royalement et sans rire : 0.7% d’augmentation si des syndicats signent un accord, et moins
(0.5%) sinon. Avec tout de même un plancher à 200 euros !

En moyenne c’est 55 centimes net par jour soit une ½ baguette de pain !.

Pas de quoi compenser le train de hausses (loyers, énergie, alimentation, transport …) de ce début
d’année.
Pas de quoi compenser les pertes de pouvoir d’achat considérables que nous subissons depuis des
années.

Courageuse, la délégation patronale renvoie aux NAO locales « qui se passent plutôt bien ».
Aucun des 5 DRH présents (BPL, CAZ, LC, MP, RA) n’a réagi.

Il est temps que les salariés du groupe se mobilisent pour réclamer leur dû, et stopper la dévalorisation de leur travail.

Le collectif National CGT : Alain Barasinski, Ludovic Boivin, Jean-Luc Desplats, Jean-Christophe Duthois, Jean-Michel Edon,
François Lacoste, Valérie Lefebvre-Haussmann, Didier Marc, Inci Nar, Thierry Oligo, Olivier Thouaye, Catherine Vinet-Larie

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Note nationale 2014 01 - NAO 2014

Les principes de la CGT :

=>La CGT milite pour que le travail, l’investissement, les compétences de chacune et chacun soient
reconnus dans le salaire fixe.

=>La CGT milite pour que les RAM (rémunération annuelle minimale) soient revalorisées et
permettent dès l’embauche à toutes et tous de vivre correctement de leur travail.

=>La CGT milite pour une véritable reconnaissance salariale des promotions.

=>La CGT milite pour l’établissement de règles collectives afin que cesse la mise en concurrence des
salariés entre eux et le chantage permanent à l’augmentation individuelle et à la part variable.

=>La CGT milite pour la primauté du salaire fixe sur les éléments aléatoires et variables (près de
20% des rémunérations dont il n’est pas tenu compte dans la vie courante (demande de crédit
par exemple) et dont l’instabilité ne permet pas de bâtir des projets de vie).

=>La CGT milite pour une véritable égalité homme / femme en matière de salaires, de promotions,
de carrière, de formation.


Les principales revendications salariales défendues par la CGT :

· Un salaire minimum pour vivre correctement : 1 700 € net / mois dès la T2 (et révision de la grille
salariale en conséquence).

· Rattrapage et progression du pouvoir d’achat (INSEE indice consommation : 0,8 % en 2009, 1,7 %
en 2010, 2,4 % en 2011, 1,2 % en 1012, 1 % en 2013, 1,6 % prévu en 2014).

· Promotions payées à 100 % de la différence entre les classifications.

· Enveloppe spécifique consacrée à l’égalité salariale Femmes / Hommes.

· Suppression de la part variable et intégration dans le salaire de base d’un montant égalitaire
calculé sur la moyenne des enveloppes « part variable » budgétées les 5 dernières années.

· Reconnaissance collective de l’expérience et des compétences « mécaniquement » acquises
(produits, procédures, réglementations …) par une prime mensuelle de 90 € intégrée au salaire
de base tous les 3 ans.

Non aujourd’hui ce n’est pas notre travail qui
coûte cher (sa part ne fait que baisser dans les
« charges »),

Oui c’est notre travail qui crée les richesses,

Oui nous sommes légitimes à revendiquer un
autre partage des richesses produites, digne
reconnaissance du travail fourni par les salariés