NATIXIS Ballon d’essai pour tous ?



A Natixis se négocie actuellement un « accord relatif à l’emploi ».

Trois caractéristiques à cette négociation :

- Elle est aveugle : le plan stratégique de Natixis, celui de BPCE et leurs conséquences concrètes ne seront connus qu’en novembre. Impossible donc de savoir pour qui et pour quoi on négocie.

- Elle est secrète et précipitée : les patrons de Natixis imposent une négociation à marche forcée : tous les lundis de mi-juin au 22 juillet date à laquelle tout doit être bouclé.
Rajoutant à la période choisie (les congés toujours propice aux mauvais coups) la direction de Natixis exige que cette négociation soit « strictement confidentielle » et interdisent la diffusion des textes en projet.

- Surtout le contenu même du projet patronal prévoit et organise une mobilité forcée sous peine de licenciement (en cas de réorganisation, si mineure soit-elle, une seule proposition de reclassement, à Natixis ou dans le groupe sera faite, à prendre ou « à partir »).

Pour avoir fait connaitre aux salariés de Natixis ce projet dangereux notre camarade Jean-Marc Plantier est menacé de sanction.

Un modèle pour tout le groupe BPCE ?

Interrogé par la délégation CGT lors du Comité de groupe du 4 juillet F. Pérol et A. Mercier Gallay ont revendiqué le besoin patronal de disposer d’une « boîte à outil » pour gérer l’emploi dans le cadre des évolutions et organisations futures de BPCE et de ses entreprises.

Un silence qui dit oui !

« Le mode de relation sociale et de négociation imposé à Natixis – secret, marche forcée, mobilité imposée – sera-t-il le modèle généralisé à tout le groupe » ? Par deux fois F. Pérol a refusé de répondre à la question de la délégation CGT : refus éloquent qui appelle les salariés à l’attention et à la mobilisation.

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