Note nationale 3/2011

Négociation Annuelle Obligatoire - Branche Caisses d’Epargne

18 janvier 2011

Lors de la 2e réunion de NAO (le 12/01) M. Vergne a dévoilé les positions patronales de BPCE sur les rémunérations des quelques
40 000 salariés des Caisses d’épargne :

Augmentations générales

Rémunération annuelle brute<= 26 K€> 26 K€ < 35 K€>35 K€ <=75 K€> 75 K€
Montant annuel brut d’augmentation 500 € 400 € 300 € RIEN

Royal, M. Vergne indique qu’il faut « inscrire en lettre d’or » que ces mesures sont complétées localement par les promotions et les mesures individuelles.
Les 500€ concernent 2,70% des salariés CDI (les 1000 collègues en T1 et T2) ; à partir de CM9 : pas d’augmentation.
La masse totale des augmentations est inférieure à celle de 2009.
En moyenne, pour les T3 et TM4 la proposition patronale s’étagerait au mieux entre 1,4% et 1,1% et pour les TM5 à CM8 entre 0,8% et 0,4%.

Le pouvoir d’achat toujours en chute !
Avec une hausse des prix officielle de 1,8% et l’augmentation générale de 0,7% les salariés auront perdu au minimum 1,1% de pouvoir d’achat en 2010 qui s’ajoutent aux 10% perdus depuis 2000.
L’aumône 2011 annoncée par M. Vergne est déjà consommée, et bien au-delà, par la série d’augmentations de ce début d’année : gaz/électricité, alimentation, carburants/transports, logements, santé etc…

Ainsi, les richesses créées par les salariés sont captées et détournées pour rembourser à marche forcée les prêts de l’état, redorer l’image du groupe et du titre coté Natixis., baisser le coef d’exploitation.
Fidèle à la stratégie du Medef et du Gouvernement, François Pérol veut faire payer la crise du système financier à la population, et donc singulièrement aux salariés des caisses d’épargne.

Une double impasse !
Dans les caisses, cette attaque en règle contre les augmentations générales annonce forcément plus d’individualisation, plus d’autoritarisme, plus de management par la peur et de chantage à l’emploi : pour « tirer du jus des salariés », il faudra bien compenser la non rémunération du travail par d’autres moyens …
Économiquement – et c’est le point de vue d’une majorité d’économistes d’écoles différentes – tuer le pouvoir d’achat et les salaires, c’est tuer les moyens de sortir de la crise.
La vue à court terme du patronat revient à se tirer une balle dans le pied.

L’ensemble des organisations syndicales a rejeté ces propositions patronales.
La CGT souhaite l’unité syndicale sur un socle commun – le pouvoir d’achat du salaire fixe, le salaire minimum - pour organiser une réaction commune des salariés.

Face au mépris le personnel doit se mobiliser !

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