CGT CEAPC - 12/01/2011

Ne mettons pas la charrue avant les boeufs !



Annoncé en Comité d’Entreprise le 10 décembre dernier, le projet du directoire de fermer en 2011 les sites administratifs de Bayonne et Pau serait réellement présenté à cette instance par le directeur des services bancaires au mois de février.
Pour autant, les personnels dont l’emploi est menacé se projettent sans attendre dans l’avenir soudain obscurci et s’interrogent sur les possibilités et les conditions de leur reclassement.

En réponse à cette légitime inquiétude, les syndicats majoritaires, prônant écoute et mesure, s’engagent dans l’accompagnement du projet de l’entreprise.
Leur principale préoccupation du moment est de connaître les moyens et mesures que la direction est prête à mettre en place et ils font de la réunion du 18 janvier le rendez vous essentiel de la période.

N’est-ce pas mettre la charrue avant les boeufs ?
A ce jour, la seule motivation du directoire que nous connaissons pour ce projet est de faire comme les autres, de réduire, par simple réflexe panurgien, le nombre de sites administratifs à sa plus simple expression parce que les autres Caisses d’Epargne ont au plus 2 sites administratifs.
Aucune donnée sur une éventuelle nécessité économique, aucun élément sur l’adéquation de l’implantation des sites « fonctions support » survivants à la géographie de l’entreprise, aucune appréciation sur le
rapport bénéfice / coût de ces opérations tant en matière financière que sociale.

Avant de discuter les quelques mesures d’accompagnement que voudra bien abandonner le directoire, il y a place pour travailler la pertinence du
projet, pour étudier tous les moyens d’éviter la casse sociale et pérenniser durablement l’ensemble des sites administratifs*.
Apparemment, l’intérêt du transfert des activités de Pau et Bayonne vers Dax ne réside ni dans l’amélioration du management des équipes, ni dans la qualité des services rendus.
Pour le directoire, le nouveau credo d’appréciation des services supports pour son plan 2010-2013 est, semble-t-il, le niveau de rentabilité du mètre carré occupé.

Dans cet esprit, si l’activité de la CEAPC ne suffit pas à porter l’effectif des services actuels à la taille critique de rentabilité des locaux qu’ils occupent, pourquoi ne pas s’intéresser aux plateformes métier dont BPCE réactive les projets ?
L’entreprise n’a aucune vocation à n’être que la cliente des autres caisses d’épargne.
Tous les moyens doivent être envisagés pour favoriser l’emploi sur les bassins d’emploi de la CEAPC !
Hier, c’’est l’engagement qui a présidé à la fusion des trois caisses.
Aujourd’hui, c’est l’objectif que doit se fixer un employeur socialement responsable.

La CGT appelle donc toutes les organisations syndicales à se ressaisir.
Il est temps de travailler ensemble aux propositions et moyens qui conduiront le Directoire à renoncer à son funeste projet.
Une réelle pérennisation des emplois sur chacun des bassins d’emploi est possible.
C’est dans cet esprit et avec cette volonté que la CGT participera à la réunion intersyndicale de cet après-midi.

* Croire, comme les couloirs en bruissent, que la fermeture de Pau et Bayonne est un moyen de pérenniser Dax est illusoire : le directoire a démontré que sa parole n’a aucune valeur.

La résistance est toujours plus profitable que la résignation.

emailVersion imprimable de cet article imprimable